Compte-rendu des ateliers du 5 décembre

“Les artistes n’échappent pas forcément à l’aliénation que les rapports de production imposent à l’ensemble de la société où ils tentent de vivre.[...] D’où la question majeure de savoir si l’art, considéré au niveau de son activité instauratrice n’a pas un caractère exemplaire qui le situerait justement, comme modèle normatif, au cœur de la poïétique générale.”

René Passeron, “Pour une philosophie de la création”, p.47.

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Présentation (très / trop synthétique) des différents rapports de production dans l’histoire des artisans (arts visuels, peinture sculpture, gravure, édition)

Jehan Aucompte
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Si je résume les différents rapports de production (globalement influencés par la revue de poïétique de René Passeron, source : Pour une philosophie de la création) :

- Artisan - commerçant (exemple : Gutenberg) : produits selon des modèles culturels des biens, qu'il vend dans son atelier-boutique. Produit de la marchandise
Sources : Gutenberg, Guy Bechtel

- Artisan sur chantier (tailleur de pierre) : Piloté par contre-maître, suivant les époques payé à la tâche, à l'unité (pierre par exemple pour les tailleurs de pierre), par salaire, journalier, en nature, etc... Produit la matérialisation du projet et de l'être ensemble.

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Emma -- les peintres qui produisent des tableaux sont-ils sous le même régime ? -> Non, ils sont artisans commerçants
Emma -- Comment font-ils la jonction entre les peintures murales des cathédrales et leur atelier -- je reste dans l'impossibilité de répondre ; ) rien lu là-dessus
Emma -- Le statut de corporation s'applique-t-il à l'artisan non-itinérant ? Les confréries commerciales sont gérées à des échelles variables, souvent celle de la commune à partir du XIe, il n'y a pas d'état, pas ”d'institution nationale“.
Sources : voir Histoire de la bourgeoisie en France 1 et 2, de Pernoud Régine, Le salariat dans l'artisanat parisien aux XIIIe-XVe siècles - Études sur le marché de la main-d'oeuvre au moyen âge, Bronislaw Geremek
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- Artisan de cours (De Vinci, Michel-Ange) : payé à "l'enveloppe", pour produire du "design d'expérience", il peut donc poursuivre des recherches plus personnelles, il est protégé par un statut particulier qui lui donne un rang équivalent à la petite noblesse de cours.
Sources : Les enfants de Saturne, Wittkower

- Artisan sous tutelle d'ingénieur (Grandjean sous la férule de la commission Jaugeon) : L'artisan est l'objet d'une étude sur son savoir-faire, il est piloté par un ingénieur ou un scientifique qui l'oriente et capture ses méthodes ou alors les nie pour faire passer "son projet de contrôle par la rationalité".
Sources : Le romain du roi, Collectif / Qu’est-ce que la division du travail ?, J-P Séris / Machine et communication, J-P Séris

- Artisan sous tutelle critique : Un proche, théoricien, réunit des artistes en "inventant" un point commun, sa position sociale et son titre permettent aux artistes d'exister publiquement (Restany pour les nouveaux réalistes, Bourriaud pour l'esthétique relationnelle, Duchamp pour son avatar R.Mutt). Il produit de la publicité ! Puis de la valeur fiduciaire (je sais c'est un pléonasme)
Sources : Esthétique relationnelle, Bourriaud / l'art à l'état Gazeux, Yves Michaud, L'artiste et le commissaires, Yves Michaud,

- Artisan en collectif : Sous forme de communauté, Barbizon, Pont Aven, les colonies hippies, ou encore sous forme d'école ou de mouvement institués par manifeste/Déclaration d'association (Cobra) ou par le regroupement en lieu de vente (Impressionniste).
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Olivier -- Rapport de production d'accord ? mais qu'est-ce qui est produit ? (sur l'exemple de Die Brucke) -> des valeurs, du vivre ensemble, du politique, de l'expérience
----> j'avoue être ce qu'on peut appeler "matérialiste" ---> la production c'est toujours pour moi des choses qui existent, et pas des valeurs ou des idées, qui consistent. (voir Stiegler, dans De la misère Symbolique ou Deleuze/Guattari, Mille Plateaux)
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- Dissolution des corporations : les ouvriers ne peuvent plus se coaliser ou se réunir, ils ne peuvent poursuivre le fonctionnement d'atelier de l'ancien régime, ils sont envoyés à l'école.
Source : Art Utile, Stéphane Laurent / William H. Sewell, Gens de métier et révolutions / http://www.vie-publique.fr/documents-vp/loiChapelier.pdf

- Artiste sous régime concurrentiel : Le salon à l'époque du II empire ou les concours d'entrée au Beaux-arts ou les concours étudiants, les dossiers CNAP ou Dicream sur commission.
Les critères sont de l'ordre de la tactique de sélection mouvante et "népotique".

- École municipale d'arts décoratifs ou d'arts appliqués : L'artisan acquiert des pratiques normées et des savoir-faire. Il produit des "projets-martyrs" (ils servent à vérifier les acquis mais ne font pas œuvre) qui servent à "l'améliorer lui-même". Puis, école préparatoire aux Beaux Arts ou formant des artisans d'excellence sur le modèle des artisans du Louvre sur Louis XIV, comme Pierre Gole.
Sources : Art Utile, Stéphane Laurent / Manet, Pierre Bourdieu

- École "associative" (XIXe) :
Accueille les indigents (souvent congrégation religieuse ) pour leur donner une occupation, ils y apprennent un métier manuel.
Sources : Art Utile, Stéphane Laurent /

- Artisan de Galerie:
Le marchand d'art reconnaît dans un petit nombre d'artistes les qualités d'une œuvre qui plairont à son réseau, il les commercialise. L'artisan produit une recherche formelle selon ses aspirations, le galeriste attend néanmoins une écriture reconnaissable. Il spécifie parfois par contrat le nombre de pièces à produire sur une période donnée.
Dans le cas des impressionnistes, les galerie constituent un milieu d'autonomisation de l'activité artistique qui abandonne la tutelle de l'état et de la littérature historique.
Source : Manet, Pierre Bourdieu

- Esthétique Industrielle:
Traduction du terme anglais "design", pas si innocent en France le design consiste à faire apparaître l'aspect industriel des produits en le valorisant (Jean Prouvé, Lecorbusier). Le designer applique à une commande fonctionnelle extrêmement précise un style moderniste et un vocabulaire valorisant le matériau de construction.
Source : Design, Alexandra Midal / Design de Guidot / Sur la technique, Simondon

- Design :
Le designer est un artisan/ingénieur qui prototype et dessine des objets qu'il ne produira pas. Ceci dans des situations de plus en plus nombreuses (de l'objet à la politique en passant par le management). Il entretient le tissu relationnel des différents moments de production et encadre les moments clefs de décisions esthétiques, parfois fonctionnelles. Il est amené à spécifier des moyens de production et des usages des objets qu'il conçoit.
Source : Design, Alexandra Midal / Design de Guidot

- Artisan numérique/Loisir créatif engagé :
Imprimeur, animateur de Fablab, graphiste ou designer objet qui produit ses créations avec des outils de prototypage numérique. Participant bénévole à des ateliers d'art collectif, de peinture,
de théâtre. Produit des œuvres pour son plaisir ou pour passer le temps, parfois pour savoir faire soi-même et ainsi résister au consumérisme.
Source : Économie de l'hypermatériel et psychopouvoir, Stiegler, Digital Studies, dirigé par Stiegler

- "Artisan-scribe" : Je note ici rapidement qu'à la période napoléonienne les artistes emmenés lors de la campagne d’Égypte (peintre, dessinateur) ou ceux ayant travaillé à la transformation des écritures non-alphabétiques en typographie sont dans un rapport de production particulier. On peut citer les moines copistes, copistes en peinture, les restaurateurs, les graveurs sur bois et cuivre, maquettistes, graveur de poinçons typographiques dont le travail est la reproduction "technique". Il produit des enregistrements pour étude.

Sources :”Histoire de l'écriture typographique”, de Perousseau, ”La révolution de l'imprimé”, d'Elizabeth Eisenstein.

- l'entrepreneur/chercheur/marque/designer (Koons ou Starck) :
Figure emblématique, entrepreneur qui donne des ordres à ses "assistants", fait des projets qu'il défend en faisant du "relationnel". Il produit des projets et de la valeur, du capital symbolique.

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Le droit d'auteur décorrèle le travail de son produit en instituant un "droit de propriété", qui génère de l'argent par un rapport de filiation à l'œuvre. Dans certaines œuvres composites, la part de royalties dépassent la rémunération des "ouvriers du projet' (bande son de film, sample, livre avec photos), à titre d'exemple les gravures de Buffon sont protégées suite à une série de photographies réalisées pour la RMN qui en possède les droits, alors qu'elles sont dans le domaine public. Nous payons le photographe en droit d'auteur ?

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Olivier, voir : Avant l'histoire de Alain Testart
http://www.alaintestart.com/avh_comment.htm
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Résumé des positions avancées

- L’art en tant que tel n’est pas un terrain pédagogique écologique (abandon de l’esthétique et de l’art pour l’art)

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- Le monde de l’art ne présente pas vraiment de concurrence (il y a une hégémonie)

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- Les institutions peuvent et doivent garantir cette concurrence en répartissant les aides plus équitablement

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- Le combat idéologique est un terrain trop déséquilibré, le discours néo-libéral est trop puissant

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- L'imaginaire doit être décolonisé par l'art, car c'est le champ d'intervention de l'artiste par excellence

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- Les œuvres peuvent être évaluées en dehors des bénéfices financiers qu'elles engendrent

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- Nous devons déplacer le champ des références en matière d'art et trouver de nouvelles figures tutélaires

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- Sensibiliser à la complexité et à la systémique

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- L’art doit être exploré dans son aspect "de loisir" trop contingent à l'heure actuelle

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- Sensibiliser à l'influence des environnements esthétiques sur la formation de la conscience humaine

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Échange d’expérience
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Suite à la présentation sur les rapports de production, le débat est lancé sur l'implication de la figure néo-libérale/ultra-libérale du créateur de richesses et de valeur dans la pédagogie des arts :

Emma et Sylviane — Qu'est-ce qu'un artiste ? Comment le définir
Julien — Le problème vient du mot lui-même. Chez les Navajos il n'y a pas de mot qui désigne l'art tel qu’on le conçoit. Chez les Navajos il y la beauté-santé, par contre, qui allie à la fois thérapie et esthétique.
Roberto — Les artistes dont nous parlons, les Koons et Hirst, ont un savoir faire, il savent sentir le marché, recruter les bonnes personnes, entretenir des relations avec des gens importants.
Mais si on s'appuie sur la définition plus anthropologique de Beuys, l'être humain est créateur par nature.
Qu'est-ce qu'un artiste, c'est une question fondamentale, la réponse qu'on a commencé à donner à partir des années 60 avec Danto c'est : "est un artiste celui qui fait de l'art". L'art c'est tout ce qu'on appelle de l'art, c'est l'influence de la pensée conceptuelle et analytique, anglo-saxonne. A chaque fois qu'il y a une occurrence du terme "art" quelque part, c'est de l'art. Si les natif-américains navajos appelaient "art" quelque chose, ce serait de l'art. Même si pour nous ce serait du totémisme, du tribalisme, etc. Le problème surgit justement dans l'art contemporain parce que c'est un art qui a subi les évolutions technologique. Donc chacun aujourd'hui, chaque étudiant aujourd'hui, fait de la musique, de la vidéo, etc. Du coup un artiste maintenant c'est Jeff Koons, c'est quelqu'un qui fait tout et n'importe quoi, pourquoi ? Parce que c'est un manager, artiste, chercheur.
Jehan — Il faudrait enseigner tout sauf l'art/esthétique aux futurs artistes
Matthieu — Arrêter tout simplement d'enseigner l'art ?
Kasia — Moi j'essaye de donner d'autres références aux étudiants
Olivier — la référence n'est pas que dans les figures mais aussi dans les médias, l'influence de 20 minutes sur mes étudiants est flagrante
Gwen — Dans mon cas je n'enseigne que dans un contexte de loisir, mais je pousse un peu pour que mes élèves aient envie d'aller plus loin, peut-être vers le pro ?
Matthieu — Moi je vois tous les jours des artistes qui me demandent "comment vivre de son œuvre?" peut-être qu'il ne faut pas faire d'art professionnel ?
Olivier — Il faut vivre en marge, avec le RSA
Yannick — Le rôle des institutions me paraît essentiel, pas en tant que figure tutélaires, pas en tant que représentant d'un collectif mais en tant que garant de la distribution équitable et contrôlé des aides aux artistes.
Il s'agit de dire aussi contre quoi nous luttons ?
Olivier — Si il faut lutter contre le discours néolibéral, cela me paraît impossible. les axiomes sont trop puissants.

Roberto — Ces figures d'artistes participent à modéliser un fonctionnement collectif qui nous mène droit dans le mur. Selon moi, le problème dans cette figure c'est la poursuite d'un idéal individualiste qui "oublie" qu'il n'y a plus d'ailleurs et que nous sommes tous dans le même monde (les mêmes mondes). À ce niveau, l'artiste est producteur d'imaginaire qu'il colonise avec des "images". Nous devons décoloniser les imaginaires.
Olivier — Tout est fait pour nous intégrer à ce monde.
Matthieu — La question de l'argent dans le système artistique est tellement prégnante. Quelque part on n'est pas en train de parler d'art, on est en train de parler de milieu, c'est systémique
Yannick — Il y a un problème de support aussi, je pense
Roberto — Les supports conditionnent beaucoup notre capacité d'attention. Les œuvres musicales ont par exemple beaucoup réduit, le standard radio aujourd'hui c'est 3 min et ça dure depuis les années 50.
Yannick — Je pensais plutôt au fait que les œuvres, notamment les œuvres (livre ou disque) piratées ou "prêtées à un ami" sont difficilement intégrables à des résultats financiers.
Olivier — En même temps, l'idée de faire lire le texte de Gary Becker sur le mariage devrait permettre de décoincer pas mal de conscience, rapport au néo-libéralisme chez les étudiants.
Matthieu — Ne peut-on pas détruire l'idée de marché et de concurrence ?
Olivier — Selon moi, il n'y a pas de marché, on ne met pas en concurrence des "productions" de natures si différentes. Le marché est une manière de dire qu'il y a de la concurrence. Le marché de l'art ressemble davantage à un concours de délits d'initié.

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Olivier — Si on parle de Becker, je pense qu'il faut rappeler son travail sur le mariage. Où il calcule le rendement optimum d'un mariage selon l'age.
Ou le Friedman sur le chômage des femmes, "le chômage des femmes ne devrait pas exister puisque les femmes devraient être à la maison".
On peut parler de Schumpeters. Il a écrit l'histoire de la pensée économique et son but c'était d'être le meilleur économiste du monde. C'est lui qui a mis en avant la figure de l'entrepreneur, qui est un peu calqué sur lui-même.
Jehan — C'est lui qui a proposé le concept de destruction créatrice
Olivier — Oui, c'était quelqu'un de brillant quand même, il n'était pas que prétentieux. C'est lui cette idée que l'artiste-entrepreneur à la Koons, le trader, etc, ce modèle-là c'est Schumpeters en fait.
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Jehan — La stratégie individuelle néo-libérale est quelque chose de pervasif et que l'on retrouve dans les comportements les plus quotidiens.
Olivier — Attention, selon moi le terme stratégie est pas très adapté. Il s'agit plutôt là de tactique, au sens classique de “réflexes incorporés”.
Jehan — (Je l'entendais au sens de Bourdieu, le sens pratique et les stratégies de domination sont pour lui un entre deux entre tactique et stratégie, qu’il appelle stratégie)
Olivier — Ne faut-il pas en finir avec ce vocabulaire martial, tactique et stratégie c’est du vocabulaire du champ lexical de la guerre. C'est ce vocabulaire qui nous met en situation de concurrence et de combat avec l'autre.

 

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La subjectivité ultra-libérale
Points de vue économique : Michel Foucault sur Gary Becker & Friedrich A. Hayek 

Jehan Aucompte
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L'idéologie néo-libérale tient sur un post-it : cela fait sa force.

 

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La société n'existe pas : il n'y a que des individus

Les individus sont rationnels : ils ne sont pas déterminés par des raisons extérieures à leur conscience

Agissent selon leurs intérêts : ils ont des envies et des besoins qui leurs sont propres en tant qu'individu

En poursuivant leur but particulier ils entretiennent
le droit de tout un chacun de «poursuivre-son-propre-but»

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Implicitement :
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La publicité qu'ils font de leurs activités - et des activités
de leurs proches - est la promotion de la liberté d'agir

Ils produisent des richesses qui ne sont pas
que le résultat du travail

Les individus rationnels ont le sens du jeu : ils jouent et gagnent (on ne peut pas perdre, on ne peut qu'être un "gagne petit")

Le Marché (le jeu) est imprévisible par nature, ce qui explique la volonté d'écarter la planification socialiste de la société

L'argent, est le seul moyen démocratique, réellement objectif, quantitatif et rationnel
d'évaluer les désirs de la multitude des individus, à la différence de l'élection.

 

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graphique CR 05-12_Page_08 graphique CR 05-12_Page_10

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Projet d’atelier
anti-langue de bois

Yannick Lelardoux

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Résumé : Partir des Ateliers de la SCOP Le Pavé et de Franck Lepage, s'inspiré du livre 1001 idées reçues sur l'écologie, et faire des jeux de rôle.

C'est un projet de désintoxication de la langue de bois, appliquée à l'écologie des arts.
Le projet s'appuie sur l'identification des figures de style et des méthodes rhétoriques pour masquer
l'insubstance du discours écologiste dominant.
Ça passe par une analyse des différentes figures de langue de bois, euphémismes, trop-plein de sigles, anglicismes, etc.
Avoir les armes pour se défendre face à l'utilisation de la langue de bois, qui t'endort, parle pour ne rien dire et ne rien faire. Les médias, politiques, intellectuels.
Plusieurs jeux : 1/ On utilise une dizaine de mots dans le champ lexical de la langue de bois ("concept", "projet", "b2b"...), et on fait le conférencier utilisant ces mots-là, de construire un discours avec les mots qui arrivent. Et on se rend compte qu'on arrivé à construire n'importe quel discours parce qu'en fait c'est juste un effet de sens, c'est la rhétorique.
2/ Inventer une grille de bingo dans laquelle on aurait tous ces mots, on regarde le 20h, et le premier qui remplit sa grille "Bingo !" Ça peut être appliqué à une réunion institutionnelle.
3/ Redonner un nouveau sens aux sigles...
4/ Tu prends le journal 20minutes et tu le traduis sans langue de bois, comme si tu devais parler à un enfant de 8 ans.

Matthieu -- C'est quoi "l'objet artistique" à présenter ?
Yannick -- Du théâtre, jouant sur des situations humoristiques. Des situations représentées sur scène ou en video ?

Olivier -- Il y a un jeu de rôle qui s'appelle BiodiverCité (http://www.pourdespyreneesvivantes.fr/pages.php?F2=9&F3=15&page=45), réalisé par l'asso "Pyrénées vivantes", jeu de plateau avec des fiches et des rôles qui est fait un peu dans ton idée, avec plusieurs scénarios, la création d'un espace personnel, une situation écologique comme la création d'un chemin forestier notamment. Ca marche très très bien, je l'ai fait avec des Master 2, parce qu'il y a une visualisation, une matérialité, une spatialité.
Un jour, avec des étudiants on a fait un jeu de rôle qui consistait à faire une route forestière. Il y a des problèmes de dessertes, faire attention au passage de la faune sauvage, quand t'es dans une réserve naturelle est-ce que c'est possible de passer avec un 4X4, quel est le règlement. Quand tu arrives à visualiser tout ça, tu ne peux plus être dans la langue de bois. Si tu passes sur le terrain de ma ferme, ma réaction ne peut être de la langue de bois.

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Projet de conception d’un lieu de cultures

Julien Cousset + collectif de libraire

Résumé : Un groupe de libraire souhaite ouvrir un lieu culturel basé sur une librairie :
- elle peut être exclusivement d'occasion
- Couplée à une salle de concert, des cours et ateliers de Shiatsu, etc...
- Mêler différents vecteurs de culture pour que le public viennent chercher autre chose qu'un produit
- La concurrence sur le segment du livre étant trop hégémonique

Olivier -- Pourquoi ne pas proposer un dossier pour la gare Masséna ?
Roberto -- Et avoir l'exclusivité de contenu sur le livre neuf ? En intégrant des maisons d'édition particulières
qui obéissent à des critères de contenus.
Jehan -- Intégrer un moyen de production comme une imprimerie numérique permettrait d'apporter un vrai plus.

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